Le prix de la loyauté

Publié le par SaphiraParker

 Quatre officiers de police sont pris dans une fusillade, alors que tous leurs collègues sont au traditionnel match de football de la police contre les pompiers. Tous les hommes du service, le capitaine le premier, sont sur le pied de guerre. Le capitaine Tierney fait parti de ces flics qui sont dans la police de génération en génération. Son frère, lieutenant lui-même, qui avait quitté le terrain suite à une sombre affaire de corruption, accepte de prêter main forte à la criminelle pour résoudre cette affaire. Leur beau frère, Jimmy Egan, était le supérieur direct des quatre policiers décédés, et leur père est un policier gradé et décoré qui approche de la retraite. En cette période de fêtes de Noël, tout le monde est impatient de mettre le responsable de ce carnage hors d’état de nuire. Mais tous n’ont pas les mêmes motivations. Très vite, le lieutenant Ray Tierney va devoir affronter seul les atrocités que son enquête lui ramène en plein visage.

 

 Un service de police entièrement corrompus,  un capitaine dépassé par les évènement parce qu’absorbé par des problèmes personnels, un vieil officier aussi Irlandais qu’alcoolique, un lieutenant zélé mais tourmenté par les fantômes du passé, tel est le tableau d’ouverture. La famille Tierney est au centre de cette machination infernale que seul Dieu sait où elle les mènnera, probablement à leur perte.

 

 Edouard Norton est incontestablement aussi bon que d’habitude. Très crédible en policier torturé et au pied du mur, il l’est également dans la première partie du film en enquêteur sans prétention, qui fait juste son travail, mais qui espère au moins qu’il le fait bien.

 

 C’était intéressant également de voir Colin Farell autrement qu’en boyscout (à part dans Dardevil, je n’ai pas souvenir de l’avoir déjà vu en « méchant ») même si on ne peut pas réellement parler de super boss des forces du mal. Son personnage est d’autant plus intéressant, qu’il est l’un des plus « humain » du film. Il part du principe qu’étant flic, ce qu’il fait est bien, d’autant plus que ceux auxquels il fait du mal sont des voyous.

 

 Autre personnage particulièrement humain, celui interprété par Noah emmerich. Francis Junior est un bon capitaine, un bon mari, un bon fils et un bon père. Mais face à la tragédie qui touche sa famille, il se retrouve impuissant et désarmé. Du coup, il laisse tout le reste de côté. Interprétation incroyable d’un homme qui est sur le point de tout perdre, et qui, horreur sublime, en a conscience ! Jennifer Ehle qui joue l’épouse de Francis, est également sublime dans ce rôle de femme qui lutte de toutes ses forces pour garder sa famille unie, malgré la maladie. (La scène où elle craque en regardant sa petite fille dormir est particulièrement poignante).

 

 Pour finir, Jon Voight, qui interprète le patriarche est assez bon aussi. La scène du repas de noël est très émouvante, et c’est assez marquant de le voir sans cesse hésité entre ses devoirs envers ses collègues, et ceux envers sa vraie famille, la chaire de sa chaire.

 

 Ajoutez à ça toute une ribambelle de personnages « tertiaires », comme les « homme de main » de Collin Farell, les dealers, l’ex-femme d’Edouard Norton, tout ce petit monde contribue à faire de ce drame, une magnifique histoire, dans laquelle la chorégraphie des balles qui me plait tant d’habitude, est supplantée par une chorégraphie du sang. Pas de fusillade, juste des moments de tension intense, des combats à mains nues (en même temps, ce sont des irlandais, c’est normal !), et des larmes, beaucoup de larmes.

 

 Un film très beau, très triste, merci monsieur O’Connor pour ce grand moment.

Ma note : 10/10, sans hésiter.



Publié dans cinéma en général

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