Mushishi

Publié le par SaphiraParker

Titre : Mushishi

Autres Titres : Bugmaster, Insect Teacher

Réalisateur : Katsuhiro Otomo

Genre : Fantastique, Suspense

Durée : 131 min

Pays : Japon

Année : 2006

Casting

* Jô Odagiri dans le rôle de Ginko

* Nao Omori dans le rôle de Nijirou

* Yû Aoi dans le rôle de Tanyu

* Riri dans le rôle de Inn Propriétaire

* Makiko Kuno dans le rôle de La mère de Maho

* Reia Moriyama dans le rôle de Maho

* Hideyuki Inada dans le rôle de Yoki

Synopsis L'histoire nous entraîne sur les traces de Ginko, un jeune homme qui a tout oublié de son passé et qui est doté d'une faculté hors du commun. Bien qu'il lui manque un oeil, il peut voir les Mushishi, des créatures imperceptibles qui influent sur le comportement des hommes... source:newsasia

 Bien que m’attendant à des paysages des plus magnifiques, des plus envoûtants, à une luminosité presque éblouissante, bref, à être soufflée visuellement, je ne ressors pas déçue de cette adaptation. Ginko entremêle les histoires de la série, profitant du début d’une première pour introduire une moins importante, nous laissant sans repères temporels. On le voit enfant, avant la perte de sa mémoire et de son œil, et l’instant d’après, il est adulte et va où le mène le vent. Les paysages sont presque banals dans la manière dont ils sont filmés, mais il s’agit de grands espaces verdoyants : toujours efficace, toujours apaisant, toujours…..

 Et puis l’histoire commence. Petit à petit, l’intrigue se creuse. C’est une des histoire de la série, mais exploitée d’une manière complètement différente, plus mystérieuse, plus noire, plus effrayante aussi.

 C’est très agréable la façon dont les mushi sont représentés, rien de grossier, rien de kicth, que du classe, du beau, de l’émerveillant. C’est un plaisir de voir un animé avec autant de surnaturel qui ne se transforme pas en une énorme farce une fois à l’écran (comme c’est le cas par exemple pour last quarter, et comme cela semblait être le cas pour les deux premiers death note).

 J’ai trouvé cette vision très intéressante. Le fait d’incorporer un peu de romance confère encore un peu plus de poésie, Mushishi prend alors d’autant plus des allures de conte. Un conte un peu effrayant, certes, mais tout de même empreint de féerie, de rêves. Ça m’a fait plaisir de voir Kourou et Tanyu prendre bien plus d’importance que dans l’animé, parce que ce sont des personnages qui m’avaient touchée, émue. A l’inverse, j’étais déçue que la sœur de Tanyu soit si succinctement évoquée (son nom n’est cité qu’une fois), et certaines histoires de l’animés auraient mérités tout autant d’être insérées au film. Mais bon.

 J’ai passé un excellent moment, je n’ai absolument pas sentie les deux heures, et ça m’a donné envie de revoir la série. J’espère que les fans de la série que compte le forum auront l’occasion de voir ce film.

 Ce n’est pas un chef d’œuvre, il aurait sûrement pu être mieux interprété, mais la réalisation est fort correcte. Côté interprètes, seule Yû Aoi, qui incarne Tanyu est réellement aboutie, crédible. Ginko est un peu trop simple, Kourou et la grand-mère, trop caricaturés. Quant à Nui et son compagnon (lequel n’existe pas dans l’animé), ils sont inutiles et desservent totalement le film à mon goût (heureusement qu’on ne les vois pas trop !)

 Bref, un bon moment tout de même, je le recommande, mais seulement aux fans de cinéma japonais, qui ne risquent pas d’être choqué par l’interprétation. Ma note 7/10



Publié dans cinéma asiatique

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