Mamma Mia!

Publié le par SaphiraParker

Affiche américaine. Littlestar Productions

Réalisé par Phyllida Lloyd

Casting :

 Donna= Meryl Streep

 Sophie= Amanda Seyfried

Sam Carmichael =Pierce Brosnan

Harry Bright =Colin Firth

Bill =Stellan Skarsgard

Rosie =Julie Walters

Tanya =Christine Baranski

 Synopsis :

 A la veille de son mariage, Sophie décide de retrouver son père naturel. Problème : sa propre mère ignore de qui il s’agit ! Elle invite donc, en cachette de celle-ci, les trois hommes que sa mère fréquentait à l’époque de sa conception. Les trois hommes ne se connaissent pas, n’ont pas revu Donna depuis 20ans, et ignoraient qu’elle avait une fille.

 Vous vous demandiez où étaient passé la joie de vivre et le romantisme, le vrai ? Ils se sont donnés rendez-vous dans ce film aussi drôle qu’émouvant, aussi loufoque que poétique.

 Officiellement, une comédie musicale, officieusement : un énorme délire ! Les chorégraphies…n’en sont pas, les acteurs ne chantent pas toujours juste, mais c’est justement ce qui fait la magie. Voir Meryl Streep et ses copines entonner Dancing Queen avec sèche-cheveux et balais d’aspirateur en guise de micro, c’est juste génial. Aucun des acteurs ne se prend au sérieux, Pierce Brosnan est venu ici casser son image, et ça lui va bien !

 Tours de chant improbables, ballets improvisés, tout n’est que succession de kitch et de grotesque, mais pas à outrance. Entre la course de TOUTES les femmes du village qui suivent le trio(oui, toutes.. Mêmes la vieille dames qui peut pas marcher) et improvisent une chorégraphie qui remporte haut la main la palm du kitch (digne des chorégraphies de camping) et les amis du marié qui surgissent de nulle part avec masque et tuba pour un ballet… en palmes ! ABBA revisité, dépoussiéré, sublimé…. Bon d’accord, je ne fais pas parti des gens qui sont allé voir ce film parce que c’est les chansons d’Abba. Mais au final, j’ai été bluffée !

 Je ne soupçonnais pas la portée, la profondeur de leurs paroles, et l’interprétation de Meryl Streep et d’Amanda Seyfried est juste parfaite. Certes, elles ne passent pas pour des chanteuses professionnelles, mais l’émotion est la quand elle doit y être. Je me suis surprise plusieurs fois à avoir la larme à l’œil, à regretter que mon chéri ne soit pas venu avec moi, à avoir hâte de le retrouver (non pas qu’en temps normal je ne veuille pas le voir, juste que là, j’en avais vraiment envie !).

 Ajoutez à ça un décor de rêve, une luminosité parfaite, Mamma mia ! a beau ressembler à un gros délire entre potes, le travail sur ce film n’en est pas moins phénoménal ! L’éclairage est dosé avec une justesse à faire pâlirent tous ces films à vocation contemplative que j’ai pour habitude de regarder. Les Chutes d’eau, la mer, les falaises, les criques… Tout est là pour nous faire rêver ! Et même les décors non naturels sont incroyables ! La villa est d’un pittoresque digne des œuvres de Pagnol. Les costumes sont très « bohème » et le maquillage ultra naturelle. On dirait, sur ce point uniquement, un film de vacances, mais dans le bon sens : les acteurs pétillent et on sent vraiment qu’ils se sont amusés, et du coup, on s’amuse aussi. Un régal.

 Ce film m’a rappelé des vérités de la vie que j’avais oubliée, comme l’importance pour une femme d’avoir sa mère à son mariage, l’importance de savoir qui on est, l’importance d’être avec la personne qu’on aime, quelque soit la situation. Je n’ai pas honte de dire qu’en sortant de ce film j’avais l’impression d’aimer mon homme encore plus, et surtout, j’avais très envie de voir ma moman.

 Pour un monde de joie et d’allégresse (bon, y a quand même des moments pas drôle dans le film, hein, notamment quand Meryl Streep chante « The winner takes it all ») foncez voir ce film !

 Ma note : vous demandez ? Ben 10/10 ! Naturellement ! Même si les acteurs chantent faux, et que les chorégraphies ne sont pas belles ! En même temps, ce n’est ni West side story, ni Chicago. C’est juste une bande de potes qui se tapent un délire monumental et qui nous entraînent avec eux.



Publié dans cinéma en général

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