Enter the phoenix

Publié le par SaphiraParker

réalisé par Stefen Fung et produit, entre autre, par Jackie Chan.

Bien que classé en comédie, ce film comporte des scènes d'un niveau dramatique assez important. les plus sensibles verseront une petite larme, les autres se contenteront d'arrêter de rire quelques instants.

Alors que le scénario est des plus surprenants, sont traitement n'est malheureusement pas toujours à la hauteur. C'est surtout que le personnage du "faux-héritier" est un peu trop burlesque voire lourd, et cela fini par dénaturer le film , qui aurait pu être presque somptueux.

Heureusement, le reste du casting est du plus réussi. D'abord, Stephen Fung s'attribue le rôle d'un jeune homme dévoré par un désir de vengeance dû à la mort de son père quand il était enfant. Stephen Fung est dans ce rôle remarquable de justesse, il est vraiment crédible dans cette composition de jeune adulte en lutte contre lui même, pour savoir s'il doit trahir le parrain en vengeant la mort de son père alors que le parrain a donné sa parole qu'aucune vendetta ne serait menée.Il est élégant, sombre et sobre. Pas de scène d'hystérie, juste quelques regards noirs, bien dosés. La fille du parrain, Julie est quant à elle un personnage haut en couleur. Jeune fille débrouillarde, elle essaie tant bien que mal de se défaire de l'ombre de son père, mais c'est beaucoup plus dure que prévu: courtière en assurance, la quasi totalité de ses clients ont signé par peur de représailles de son père.Bien sûr, elle tombe amoureuse du vrai George pendant que le faut George se languit pour elle. se chasser croisé amoureux est à la fois attendrissant sans pour autant être fleur bleu. Les personnages apprennent à se connaître et à s'apprécier selon une évolution des plus logiques Les bras droit de George (numéro 8 et son fils) sont probablement les personnages les plus attachants du film. Ayant une relation père/fils des plus spécial, ils enchainent gaffes et sérieux avec une dextérité déconcertante.Leur crédibilité n'est à aucun moment remise en doute, et le film serait bien appauvrit par l'absence de ce duo, qui tempère à merveilles les frasques trop burlesques du faux George, et le flegme presque britannique du vrai.

 Quant à Daniel Wu (le héros: vrai George), il donne à son personnage une dimension dramatique des plus crédible, empêchant le film de sombrer dans la comédie de bas étage. Ses états d'âmes vis à vis de ce qu'il pense ressentir par rapport à la mort de son père et ce qu'il ressent vraiment, sont parfaitement dépeint par le jeu de Wu. Sa tendresse touchante pour le personnage de Julie n'est pas sur jouée, elle reste logique, sans éclat, sans exagération.Le bémol irait peut être à sa relation avec son meilleur ami (Sam, le faux George)en effet, les scènes où ils sont tous les deux se noient dans le burlesque du personnage de Sam...c'est dommage.Sinon,ses combats sont parfaitement bien orchestrés, bien que un peu trop "spectaculaires" à mon gout au vu de sa situation initiale de cuisinier et non de yakuza, ils sont des plus honnêtes, ni surréalistes ni trop pauvres, en particulier le combat final, lequel est malheureusement gâché par une scène burlesque qui vient s'immiscer sans crier gare... Aussi bon soit il, enter the phœnix ne restera pas dans les annales.sauf peut être les miens

ma note: 7.5/10



Publié dans cinéma asiatique

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