bons baisers de bruges

Publié le par SaphiraParker

Affiche américaine. Focus Features Prenez un mega beau gosse, une bonne dose de cynisme et pas mal de galère, et vous obtenez bons baisers de Bruges. Voila un film noir, très noir, dans lequel il est vrai Colin Farel a la part belle. Mais pas seulement.

 Le jeu des trois acteurs principaux est époustouflant. Une ambiance digne des premiers Tarentino (je pense notamment à réservoir Dogs) où les personnages sont aussi bêtes que attachants On nous rappelle que les gangsters sont des hommes avant tout, avec un code de conduite et surtout, des états d’âmes. Brendan Gleesan est lui particulièrement crédible en vieux de la vieille qui a tout vu et qui tente de sauver ce qui peu l'être (en l'occurrence, rien)

 C’est donc cela Bons baisers de Bruges, un gangster perdu, qui cherche la rédemption, qui cherche à se retrouver et à ne pas perdre le respect de ses pairs, bien que ce soit bien trop tard en fait. L’ambiance particulièrement sombre des rues de Bruges en hiver est accentuée par une majorité de scènes tournées de nuit. Le côté glauque de leurs divers rencontres (l’acteur nain qui préfèrerais être ailleurs, le voleur à la petite semaine qui braque les gens avec des balles à blancs, le guide de la tour qui visiblement n’aime pas son métier) donne encore plus de crédit au côté pathétique de leur situation. (D’ailleurs, le personnage qu’interprète colinou n’a de cesse de le répéter : Mais pourquoi Bruges !?)

 Les deux hommes se sentent un peu seuls, incompris, coupés du monde, pensent que ça n’arrangera rien, au contraire même. Le troisième personnage (joué par Ralph Fiennes) intervient tardivement certes, mais n’en ai que plus magistral. Très « Harvey Keitel » dans son interprétation, Fiennes est un régal pour les yeux. Tour à tour sentimental et psychopathe effrayant, son jeu est exhaustif. 

Beaucoup d’humour noir, beaucoup de comique de répétition, et une bonne dose de cynisme, Bons baisers de Bruges est un bon vaudeville comme on en fait peu, voire plus, mais une très mauvaise leçon de vie, où l’espoir n’est pas permis, et semble t il, le bonheur non plus. A ne pas mettre entre toutes les mains.

Ma note 8/10



Publié dans cinéma en général

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